La blessure pour tout sportif de haut niveau est une catastrophe. Et durant sa carrière, Bixente Lizarazu n'y a évidemment pas échappé. Le champion du monde 1998 évoque ainsi ces moments délicats qu'il a vécus comme des drames et qu'il a fallu surmonter.
Plusieurs anciens footballeurs professionnels ont raconté la façon dont ils avaient vécu leur retraite, à savoir comme une petite mort. Bixente Lizarazu l'a décrit comme « perte d’identité » semblable à une grave blessure. Un drame pour tout joueur de foot
«Je me disais "putain, tu n’es plus qu’une merde"»
« La perte d’identité, je l’ai connue quand j’étais blessé. Je l’ai ressentie tellement fort… Je me disais "putain, tu n’es plus qu’une merde". C’est ça un sportif de haut niveau, tu passes de Terminator, Superman, où tu te sens indestructible, à un joueur de blessé, qui ne vaut rien », lâche-t-il dans le podcast Winning Minds, avant de poursuivre.
«Dans le foot en particulier, c’est assez violent»
« Et quand tu arrêtes ta carrière, il y a quelque chose comme ça aussi. Tu perds ton statut, ton identité. Tu es adulé et du jour au lendemain ta carrière est terminée. Dans le foot en particulier, c’est assez violent. Le monde du foot passe à autre chose, le public aussi, donc tu te retrouves vraiment seul avec cette perte d’identité, donc il faut que tu te reconstruises tout seul. Ce qui m’a beaucoup aidé, c’est continuer à me sentir athlète », ajoute Bixente Lizarazu.